Une chambre à écrire

« Une femme doit avoir de l’argent et un lieu à elle si elle veut écrire de la fiction», disait Virginia Woolf, dans une des conférences qu’elle prononça en 1928 à l’université de Cambridge.
Les réflexions qu’elle y développe ont constitué l’élément déclencheur du dispositif imaginé et mis en œuvre par la comédienne et metteure en scène Sophie Robin.
Que produit aujourd’hui le fait de donner à des auteures, une somme d’argent et la liberté économique de consacrer un temps à l’écriture, ainsi qu’une ville à arpenter pour contempler, méditer et en faire littérature ?
Il a été offert successivement à trois écrivaines, Michèle Lesbre, Juliette Mézenc et Dominique Sigaud de vivre cette expérience :
Et puisqu’il était question d’un dispositif, Sophie Robin a imaginé de créer des « contraintes » particulières à leur séjour : habiter une même chambre pendant une semaine, la Maison Fredon rue Porte-de-la-Monnaie, et se laisser guider dans les mêmes conditions au fil de quatre déambulations singulières dans la ville de Bordeaux.
Il leur a été également demandé, à la fin de leur semaine, de rencontrer des lectrices et des lecteurs à la bibliothèque de Bordeaux-Mériadeck pour témoigner de leur séjour dans la ville.
Ces rencontres étaient animées par la quatrième auteure, Sophie Poirier, bordelaise coutumière de l’écriture de balades dans la ville et complice de Sophie Robin dans l’élaboration des déambulations proposées.