Rentrée 2026 : 2 nouveautés
Ma peau animale
Juliette Keating
dessins d'Anselme McEvoy
Récit
le 10 septembre 2026
Peut-on écrire l’enfance sans en passer par la sienne ? Juliette Keating a trois ans au début des années 1970 qui la verront grandir parmi des adultes se mouvant autour d’elle comme autant d’énigmes.
Entre l’appartement de banlieue tranquille et la maison des bords de Loire, l’autrice compose les fragments d’une mémoire qui est celle d’une génération.
Souvenirs de ce temps d’enfance à fleur de peau où le monde est un mystère à explorer.
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paysages passages
Gilles Walusinski
Photographies
le 15 octobre 2026
En avril 2003, le père du photographe Gilles Walusinski est victime d’un AVC. Un mois plus tard, il rejoint la maison de retraite de Brou, un village d’Eure-et-Loir dans la Beauce pour les 2 ans et demi qui lui restent à vivre.
Pendant tous ces mois, Gilles Walusinski visite régulièrement son père, parcourant en voiture la distance qui sépare son domicile parisien du village de Brou. Lors de son premier passage, l’idée lui vient de photographier quelques lieux choisis le long de son itinéraire, il le fera à chacun de ses voyages.
Il choisit le village de Bullou, en léger retrait de la D28. Puis, poursuivant sa route vers Paris, juste avant Saumeray, il repère près d’une rivière, le Loir, un arbre chargé de gui dont il décide de faire un de ses sujets. Ses photos racontent l’histoire de l’arbre, du Loir et des champs.
À chaque voyage, de mémoire, il recherche le même cadrage qu’aux passages précédents pour décrire les mêmes lieux aux différentes saisons.
À Bullou, en pleine journée, pas âme ne passe. Le village s’étend le long d’une petite route entre deux châteaux. À la sortie, vers l’est, il trouve quelques maisons, des palissades colorées. Enfin tout au bout de la route, avant un chemin creux, des paysages qui ne se révèlent qu’une fois photographiés.
« C’est le résultat de ces passages qui constitue la matière de ce livre. Comme un essai de photographier ce que le commun juge insignifiant. »
Le photographe s’est fait passant pour capter ce qu’on pourrait appeler des paysages pauvres. Gilles Walusinski s’intéresse à ces lieux qui passent souvent inaperçus. La répétition de ses visites emplit ses passages d’émotion. Dès lors, le travail photographique charge ces lieux insignifiants de sens et d’affects qui se forment avec le temps.
En mars 2026, 2 nouveautés !
La lumière de Tchernobyl année 40
Jean-Paul Engélibert
Jean-Paul Engélibert a longtemps regardé une photographie du reporter français Guillaume Herbaut, prise en Ukraine, dans le village de Bazar, près de Tchernobyl, en 2011. Cette photo représente une femme, Natalia, seule chez elle. Poussée par la pauvreté, elle est venue vivre, avec sa famille, plus de 20 ans après la catastrophe nucléaire, sur ces terres contaminées, fuies par leurs habitants et dépeuplées. Herbaut a documenté ces existences précaires dans de multiples reportages, mais il n’existe qu’une photo de Natalia.
En librairie le 24 mars / Récit / 15 € / 164 pages / Collection IMARGES
Lieu du partage des émotions, de la découverte des goûts et de la transmission des gestes, la cuisine rassemble les générations, les amitiés, toutes les complicités et participe de notre identité.
Des Pessacais·es aux parcours très divers se racontent à travers leur goût pour la cuisine et nous invitent à découvrir leur recette de cœur. Une recette qui a une importance spéciale dans leur vie, un éclat particulier, parce qu’elle est associée au souvenir d’un proche, d’une émotion, ou d’un moment privilégié. « Mémoires en cuisine » célèbre aussi les 10 ans de l’association Épi’Sol qui comprend une épicerie et un restaurant solidaires ainsi qu’un jardin partagé. Épi’Sol propose des activités autour de la cuisine afin de favoriser un accès à une alimentation de qualité pour toutes et tous.
à Pessac, les causeries maraîchères, les ateliers cuisine sont l’occasion de partager des repas, de nouer des relations de solidarité, d’amitié et, bien sûr, d’échanger des recettes reproduites dans ce livre. La transmission passe aussi par les mots : l’évocation d’un ingrédient favori, une anecdote autour de la préparation d’un repas de fêtes, l’apprentissage d’un tour de main, le décor d’une cuisine... Toute une variété de textes, de la recette au poème, qui forment des autoportraits culinaires.
Au fil des pages, les recettes deviennent des passerelles entre les origines et les émotions du quotidien.
En librairie le 24 mars / Portraits-Recettes / 28 € / 122 pages / hors collection
Rentrée de Janvier 2026
« Ces temps-ci, tout te pousse à renouer avec l’oeuvre de la main à ton corps défendant (...). Mais alors pourquoi un tel sentiment d’abandon ? Pourquoi une telle impression de gâchis, de non-accomplissement ? La question suivante est pire encore : le fait d’écrire n’a-t-il pas poussé sur ce sentiment d’échec ? »
Les livres parus en 2025 à (re)découvrir
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